Chasse et maltraitance en Wallonie : L'imposture d'un système hors-la-loi

Cerf dans un bois

Le 1er janvier 2019, la Wallonie marquait l’histoire en adoptant un Code du bien-être animal ambitieux, définissant l’animal comme un être doué de sensibilité. Pourtant, dès que l’on franchit la lisière des bois, ce texte moderne s’efface devant une relique législative : la loi sur la chasse du 28 février 1882. Ce "deux poids, deux mesures" n'est pas qu'une aberration juridique, c'est une porte ouverte à une maltraitance institutionnalisée qui refuse de dire son nom.

 

En résumé :

  • Conflit entre la loi sur la chasse de 1882 et le Code wallon du bien-être animal de 2019 : L’article explique comment une législation cynégétique du XIXᵉ siècle continue de primer sur un code moderne censé protéger les animaux, créant une incohérence juridique persistante en Wallonie.
  • Maltraitance de la faune sauvage dans un cadre légal permissif : L’article décrit comment certaines pratiques de chasse entraînent souffrance et mortalité évitables chez les animaux sauvages, sans sanctions effectives.
  • Lâchers massifs de gibier à des fins cynégétiques : Il est question des lâchers de faisans et de canards colverts, une pratique dénoncée pour ses impacts éthiques, sanitaires et environnementaux, toujours autorisée en Wallonie.
  • Nécessité d’une réforme du cadre légal wallon : L’article plaide pour une mise en cohérence des lois afin que le bien-être animal ne soit plus subordonné aux intérêts cynégétiques.

 

Le sens de l'Histoire : Sortir de l'immobilisme

 

Il est fascinant de constater la capacité de notre société à se réformer pour plus de justice. Notre nation a évolué positivement en supprimant la peine de mort du code pénal, en instaurant le suffrage universel, en ce compris le droit de vote des femmes, une plus grande protection des enfants et en reconnaissant les droits fondamentaux des minorités. Ces changements prouvent que la « tradition » et des pratiques ancestrales, même légales, ne peuvent justifier l’immobilisme. Un retour en arrière sur ces avancées serait, pour la majorité de la population, une hérésie.

 

Pourtant, la faune sauvage et les animaux utilisés pour la chasse semblent exclus de cette marche vers le progrès. En restant accrochés à une loi de 1882, nous maintenons un cadre légal conçu à une époque où l'animal était perçu comme un simple objet de propriété ou une nuisance. Si nous avons été capables d'humaniser notre code pénal et nos droits civiques, pourquoi acceptons-nous qu'en 2026, la forêt reste une zone de non-droit éthique où la souffrance est encore un divertissement ?

 

Canard sur un lac

 

L'aberration politique du transfert de compétences

 

L’une des preuves les plus flagrantes d’une politique axée sur la maltraitance est le transfert de compétences opéré au sein du gouvernement wallon. En confiant la gestion des animaux considérés comme "gibier" et celle des chiens de chasse, du ministère du bien-être animal au ministère de la chasse, le pouvoir politique a créé un conflit d’intérêts systémique.

 

Cette décision politique place le "juge" et la "partie" dans le même camp. Comment un ministère dont l'objectif est de promouvoir et d'organiser la pratique de la chasse peut-il sérieusement contrôler et sanctionner les abus ? Ce transfert est un signal clair envoyé aux lobbys : "En forêt, le Code du bien-être animal de 2019 ne vous atteindra pas." Ce flou juridique est une stratégie délibérée pour soustraire la chasse aux regards des inspecteurs du bien-être animal (BEA). On constate qu'il n'existe pratiquement aucun contrôle sur le terrain, laissant la porte ouverte à toutes les dérives.

 

Le calvaire des chiens de chasse : Les parias du bien-être

 

L'autre face cachée de cette politique est le sort réservé aux chiens de chasse. Bien qu'ils soient biologiquement identiques aux chiens de compagnie, ils sont traités juridiquement comme de simples outils de travail, dépourvus des droits les plus élémentaires.

 

L’affaire de Vresse-sur-Semois, où 20 chiens de chasse ont été saisis dans un état de maltraitance avéré, n'est que le sommet de l'iceberg. Combien d'autres chiens sont détenus dans des conditions déplorables, enfermés dans des chenils insalubres sans jamais connaître la chaleur d'un foyer, sous prétexte qu'ils sont destinés à la traque ? Parce qu'ils servent le lobby de la chasse, ces chiens sont privés de la protection du Code de 2019. C'est une discrimination insupportable : un chien reste un chien, qu'il dorme sur un canapé ou qu'il soit forcé de lever du gibier.

 

L'imposture de la régulation et le scandale des lâchers

 

L’argument de la "régulation" est le bouclier préféré du lobby cynégétique. Mais de quelle régulation parle-t-on quand l'homme intervient artificiellement pour saturer le milieu ? Selon l'AFSCA, environ 230 000 faisans et canards colverts sont lâchés chaque année en Wallonie. Ces animaux d'élevage, souvent porteurs d'une génétique modifiée pour augmenter les portées ou la taille, sont libérés juste avant l'ouverture de la chasse.

 

En 2003, l'ensemble des partis francophones avait pourtant marqué son accord pour mettre fin à cette pratique.

 

Il n’y a chasse que quand l’animal chassé est un animal sauvage capable de se défendre ayant pu se développer, se déplacer, s’alimenter et se reproduire dans des conditions naturelles. 

 

A la veille des élections régionales de 2024, les partis politiques francophones, du PTB au MR, en passant par le PS, Ecolo, DéFI et Les Engagés, se sont positionnés fermement contre les lâchers massifs d’oiseaux d’élevage pour le la chasse de "loisir". 

 

Pourtant, en 2026, le constat est amer : aucune mesure concrète n'a suivi ces promesses électorales. La raison de cet immobilisme, malgré une unanimité de façade, est limpide : le poids des lobbys, les amitiés de salon et l'influence de politiciens eux-mêmes chasseurs paralysent toute application législative. On continue ainsi de sacrifier annuellement 230 000 oiseaux (selon l'AFSCA) sur l'autel d'un loisir d'un autre âge. 

 

Sanglier dans un bois

 

La traque et l'agonie : Une maltraitance légalisée

 

Il faut appeler les choses par leur nom : traquer un animal jusqu'à l'épuisement, le tirer, le blesser et le laisser agoniser dans d'atroces souffrances est une maltraitance caractérisée. Le Code de 2019 interdit de maltraiter les animaux, mais la loi de 1882 offre une dérogation tacite à la cruauté.

 

La science moderne est formelle sur la sensibilité animale : le stress de la traque et la douleur physique d'une balle qui ne tue pas sur le coup provoquent une détresse immense. Continuer à protéger ces pratiques sous couvert de "tradition" est un déni de progrès. La loi doit protéger les plus vulnérables. La Wallonie a osé le Code du bien-être animal ; elle doit maintenant avoir le courage de l'appliquer partout, sans exception.

 

Pour une harmonisation du droit wallon

 

Il est inacceptable qu'en 2026, une loi de 1882 serve de justificatif à la maltraitance des animaux des bois et forêts. Le maintien de cette schizophrénie législative crée une insécurité juridique et morale.

 

Il est urgent de :

 

  1. Rapatrier la compétence du bien-être des chiens de chasse et de la faune sauvage vers le ministère du Bien-être animal.

  2. Abroger les dispositions de 1882 qui permettent de contourner les interdictions de maltraitance.

  3. Appliquer enfin les accords de 2003 sur l'interdiction des lâchers de gibier.

 

La forêt wallonne ne doit plus être une zone de non-droit éthique. Si nous considérons que les animaux sont des êtres sensibles, alors leur souffrance ne peut plus être un droit acquis par une loi du XIXe siècle. La société a évolué, le droit de vote a été conquis, la peine de mort a disparu ; il est temps que la condition animale suive cette même trajectoire positive.

Ils sont perdus

#BE2614248 - Shiki, chat perdu à Evere - AnimalWeb Belgique

BRU - Shiki — Chat perdu à Evere — 25/01/2026

  • Sexe Femelle
  • Couleurs Brun beige
  • Type de pelage Tigre
  • Comportement Peureuse
  • Castré/stérilisé Oui
BRU - Shiki
#BE2614243 - Tequila, chat perdu à Jette - AnimalWeb Belgique

BRU - Tequila — Chat perdu à Jette — 25/01/2026

  • Sexe Mâle
  • Couleurs Noir et blanc
  • Type de pelage Long
  • Comportement Peureux, calme
  • Castré/stérilisé Oui
  • Puce électronique Non
  • Tatouage Oui
BRU - Tequila
#BE2614228 - Gaïa, chat perdu à Namur - AnimalWeb Belgique

WNA - Gaïa — Chat perdu à NAMUR — 24/01/2026

  • Sexe Femelle
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  • Type de pelage Court
  • Comportement Très gentille mais peureuse
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WNA - Gaïa
#BE2614226 - Bulma, chat perdu à Rekkem - AnimalWeb Belgique

VWV - Bulma — Chat perdu à Rekkem — 06/01/2026

  • Sexe Mâle
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VWV - Bulma

Ils ont été trouvés

#BE2614194 - Chat trouvé à Mons - AnimalWeb Belgique

Chat trouvé à Mons — 07/01/2026

  • Sexe Femelle
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  • Puce électronique Oui non enregistré
WHT - Inconnu
#BE2514058 - Chat trouvé à Herstal - AnimalWeb Belgique

Chat trouvé à Herstal — 14/11/2025

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WLG - Inconnu
#BE2514003 - Chat trouvé à Ixelles - AnimalWeb Belgique

Chat trouvé à Ixelles — 25/09/2025

  • Sexe Mâle
  • Couleurs Gris tigre
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BRU - Inconnu
#BE2513916 - Chat trouvé à Ruisbroek - AnimalWeb Belgique

Chat trouvé à Ruisbroek — 04/10/2025

  • Sexe Mâle
  • Type de pelage Tigré
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VBR - Inconnu