Grippe aviaire confirmée à l’étang de Pécrot : une vigilance accrue à Grez-Doiceau

Bernarche
Bernarche

La confirmation de la grippe aviaire à l’étang de Pécrot soulève des interrogations sur les facteurs locaux favorisant la circulation du virus dans le Brabant wallon.

 

Article du 20 janvier 2026

 

Les autorités ont confirmé la présence du virus de la grippe aviaire chez des oiseaux sauvages à l’étang de Pécrot, sur le territoire de Grez-Doiceau (Brabant wallon). Cette annonce concerne un site naturel fréquenté par de nombreuses espèces d’oiseaux et ravive les inquiétudes quant aux facteurs favorisant la circulation de ce virus dans la région.

 

Un foyer de la grippe aviaire confirmé  dans un site naturel sensible

 

L’étang de Pécrot est un vaste plan d’eau reconnu pour sa richesse écologique et son rôle d’accueil pour de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques, notamment des canards, oies et autres anatidés. En période hivernale, ces rassemblements naturels augmentent mécaniquement les risques de transmission de maladies aviaires, en particulier lorsque le virus circule activement à l’échelle européenne.

 

Un impact potentiel sur la faune sauvage

 

La grippe aviaire représente une menace sérieuse pour la faune sauvage. Chez de nombreuses espèces d’oiseaux, le virus peut provoquer des symptômes graves et entraîner la mort en quelques jours. Outre les conséquences sur les populations locales, la présence du virus dans un milieu naturel pose également un risque de transmission vers les volailles domestiques, en cas de contacts indirects ou de mesures de biosécurité insuffisantes.

 

Les autorités recommandent dès lors d’éviter tout contact avec des oiseaux morts ou affaiblis, de signaler rapidement toute observation suspecte et de renforcer la protection des basses-cours, en particulier dans les zones proches des plans d’eau fréquentés par les oiseaux sauvages.

 

Lâchers de gibier : un contexte régional qui interroge

 

Si les migrations d’oiseaux sauvages constituent un facteur reconnu de diffusion du virus, le contexte local mérite également d’être pris en considération. Grez-Doiceau se situe à environ 15 à 20 kilomètres de Lasne, une commune où les lâchers de faisans et de canards destinés à la chasse de loisir sont pratiqués chaque année.

 

Cette proximité géographique interpelle, dans la mesure où ces lâchers impliquent l’introduction d’oiseaux élevés en captivité dans des milieux ouverts, parfois à proximité directe de zones naturelles sensibles. Par ailleurs, selon plusieurs témoignages locaux, des lâchers d’oiseaux seraient également effectués aux abords de certains étangs, des lieux déjà fréquentés par la faune sauvage.

 

À ce stade, aucun lien direct n’a été établi entre ces pratiques et le foyer de grippe aviaire détecté à l’étang de Pécrot. Toutefois, la coexistence entre oiseaux issus d’élevages et oiseaux sauvages est régulièrement citée par les spécialistes comme un facteur pouvant favoriser les échanges de pathogènes.

 

Une question de prévention et de cohérence environnementale

 

Dans un contexte de crises sanitaires répétées touchant la faune sauvage, la question de la compatibilité de certaines pratiques humaines avec la protection des écosystèmes naturels se pose avec de plus en plus d’acuité. L’introduction régulière d’oiseaux dans des zones déjà sensibles sur le plan écologique mérite une évaluation rigoureuse, tant du point de vue sanitaire qu’environnemental.

 

La situation observée à l’étang de Pécrot rappelle l’importance d’une approche globale de prévention, intégrant l’ensemble des facteurs susceptibles d’influencer la circulation des maladies aviaires. Transparence, surveillance renforcée et cohérence des politiques locales apparaissent essentielles pour limiter les risques futurs et protéger durablement la biodiversité.

 

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