Le Bien-être animal sacrifié sur l’autel de la chasse : Le naufrage éthique d’Adrien Dolimont

Renard, sanglier et faisan mort devant le bureau d'Adrien Dolimont
Renard, sanglier et faisan mort devant le bureau d'Adrien Dolimont

Une analyse cinglante du mépris affiché par Adrien Dolimont pour le bien-être animal, relégué au dernier rang de ses priorités

 

Article du 08 avril 2026

 

Le titre officiel d'un homme politique en dit parfois plus long que les discours. Pour Adrien Dolimont, le Bien-être animal n’est qu’un terme, sans réelle valeur, en fin de liste. Un accessoire politique qui est placé derrière le Budget, les Finances et les Relations Internationales. AnimalWeb Belgique lève le voile sur une gestion gouvernementale où la souffrance animale est systématiquement sacrifiée au profit des lobbies de la chasse, des intérêts financiers et des pirouettes administratives.

 

Le "dernier de la liste" : Un aveu d’indifférence institutionnalisé

 

Il suffit de lire l’intitulé de ses fonctions pour comprendre l’ordre des priorités d'Adrien Dolimont : Ministre-Président du Gouvernement wallon en charge du Budget, des Finances, des Relations internationales et... du Bien-être animal. Cette place de "dernier de la classe" n'est pas qu'un détail administratif ; c'est un aveu de désintérêt flagrant. Pour Adrien Dolimont, la protection des êtres sensibles n’est qu’un appendice, une concession faite à l’opinion publique, traitée uniquement quand les dossiers budgétaires laissent un instant de répit.

 

Cette hiérarchie politique se traduit aujourd'hui par une trahison éthique sans précédent : le transfert de la protection des animaux destinés à la chasse vers la ministre Anne-Catherine Dalcq en charge de la... chasse. En déléguant le sort de la faune sauvage (cerfs, sangliers, chevreuils), des animaux d'élevage destinés au tir (faisans, perdrix), des chiens de chasse au secteur cynégétique, Adrien Dolimont signe l'arrêt de mort de toute surveillance impartiale.

 

Pairi Daiza et les dauphins : La science comme pirouette administrative

 

L'incohérence ne s'arrête pas aux forêts. Elle s'invite aussi dans les bassins de béton. Le dossier des dauphins à Pairi Daiza illustre parfaitement cette gestion "à la carte". Alors que le Code wallon du Bien-être animal est censé évoluer vers plus de protection, on assiste à une véritable contorsion juridique pour justifier la captivité de cétacés sous couvert de "recherche scientifique".

 

Cette pirouette administrative permet d'étouffer les critiques éthiques en brandissant un alibi académique bien pratique. En réalité, il s'agit d'une nouvelle preuve de la soumission du politique face aux grands acteurs économiques de la région. Sous Adrien Dolimont, la science devient le paravent d'une exploitation commerciale que l'on refuse de nommer, laissant les protecteurs des animaux face à un mur d'opacité.

 

Des échanges de mails qui trahissent l’intérêt général

 

Les révélations issues des échanges de mails sont accablantes. Elles dessinent les contours d'une politique de l'ombre où la protection animale s'efface dès qu'elle entre en conflit avec les intérêts des puissants. Il ne s'agit plus de gestion de la biodiversité, mais bien d'une gestion de caste.

 

Le cadre est désormais fixé pour que le pire puisse se produire dans le plus grand silence. Les animaux sont redevenus de simples variables d'ajustement. Le résultat est une zone de non-droit éthique où les chiens de chasse sont des outils, et les grands mammifères des cibles, traqués et blessés, agonisant pendant des heures loin des regards indiscrets. Tout cela afin de ne pas froisser ceux qui détiennent le pouvoir et l'argent.

 

"Le Bien-être animal n'est pas une variable sans intérêt, c'est un impératif moral que le Ministre-Président semble avoir oublié entre deux lignes de crédit."

 

Sangliers, cerfs et renards, faisans : Les parias du droit wallon

 

Le constat sur le terrain est sans appel. Sous la tutelle du budget,des finances et des relations internationales, les vraies passions du Ministre-Président, une hiérarchie de la douleur a été instaurée. Le sort des animaux "gibiers" n'est plus une question de bien-être, mais de gestion de stock pour le plaisir d'une minorité de chasseurs bien placés.

 

Ces êtres sensibles, promis à une mort certaine, peuvent être :

 

  • Traqués jusqu'à l'épuisement total sous le regard indifférent des autorités ;

  • Exécutés sans aucune garantie de mort instantanée ;

  • Privés de droits fondamentaux au profit d'un ministère de la Chasse qui fait désormais office de juge et partie.

 

L'heure des comptes pour le bien-être animal

 

Le cumul des fonctions d'Adrien Dolimont (Mouvement Réformateur) est une insulte à la cause animale. En plaçant le Bien-être animal à la traîne de ses préoccupations, il a ouvert la porte à un démantèlement des acquis éthiques de la Wallonie.

 

AnimalWeb Belgique dénonce avec force cette politique de l'indifférence. Nous n'acceptons pas que des êtres sensibles, qu'ils soient dans les forêts wallonnes ou dans les bassins d'un parc d'attraction, soient sacrifiés pour préserver le confort d'une élite financière ou politique. Le temps est venu pour les citoyens de demander une véritable cohérence : un animal est un être sensible, pas un objet budgétaire.

 

Élections : Le vote des protecteurs face aux privilèges des chasseurs

 

À l'approche des prochaines échéances électorales, une question fondamentale se pose : Adrien Dolimont a-t-il bien calculé son risque politique ? Le Ministre-Président semble parier sur la fidélité de ses "amis" chasseurs, cette haute société qui bénéficie de privilèges anachroniques sur le territoire wallon. Mais les voix de cette caste influente suffiront-elles à compenser celles des milliers de citoyens révoltés par cette politique de la mise à mort ?

 

Chaque voix comptera. Entre ceux qui considèrent la nature comme un terrain de jeu pour élites fortunées et ceux qui exigent un respect réel de la sensibilité animale, le fossé n'a jamais été aussi grand. Les défenseurs de la cause animale n'oublieront pas que sous cette législature, le droit de souffrir en silence a été la seule "avancée" accordée à la faune sauvage pour complaire aux réseaux de pouvoir.

 

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Thèmes :Actualités, Bien-être animal, Adrien Dolimont, Wallonie