
La chute de la bâche de Dreux sonne la fin d'un dispositif cruel et démasque les prétextes sécuritaires utilisés par le lobby de la chasse à courre.
Article du 29 avril 2026
C’est un signal historique envoyé à tous les défenseurs de la cause animale : la bâche kilométrique de la forêt de Dreux, véritable symbole de la barbarie moderne, a été démontée. Sous la pression constante des citoyens et des associations, l’argument fallacieux de la "sécurité routière" s'est effondré, emportant avec lui ce dispositif indigne.
Le "Mur de la Honte" : Quand la forêt devient une souricière
Pendant plusieurs saisons, une bâche en plastique de près de deux kilomètres de long a défiguré la forêt domaniale de Dreux. Officiellement, l'Office National des Forêts (ONF) et les équipages de vénerie justifiaient cette installation par la nécessité de "sécuriser les routes" contre les traversées de gibier.
En réalité, le masque est tombé : ce dispositif n’était qu’une assistance logistique à la mise à mort. En barrant la route aux cerfs et chevreuils traqués par les chiens, la bâche supprimait toute chance de fuite pour l'animal. Acculé contre ce mur artificiel, le gibier se retrouvait piégé, transformant une traque déjà inégale en une exécution programmée dans un espace clos.
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L'alibi sécuritaire : Une manipulation dénoncée
L'argument de la sécurité routière n'était qu'un écran de fumée. Les observateurs et collectifs, comme AVA (Abolissons la Vénerie Aujourd’hui), ont rapidement démontré l'absurdité de cette excuse :
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Sélectivité suspecte : La bâche n'était déployée que les jours de chasse. Si le danger routier était réel, pourquoi ne pas protéger les automobilistes le reste de la semaine ?
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Mise en danger accrue : En désorientant des animaux paniqués, la bâche risquait de les projeter vers d'autres axes non protégés, augmentant l'imprévisibilité des collisions.
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Privatisation de l'espace public : L'usage de fonds et de terrains publics pour faciliter un loisir privé et cruel est apparu comme une insulte à la démocratie.
Pourquoi cette victoire est un tournant majeur ?
1. La fin du sentiment d'impunité
Pendant des décennies, le monde de la chasse à courre s'est senti protégé par des réseaux d'influence et une tradition intouchable. La mobilisation à Dreux prouve que le rapport de force a changé. La population ne tolère plus que la souffrance animale soit dissimulée derrière des dispositifs techniques ou des mensonges administratifs.
2. Le pouvoir de l'indignation collective
Pétitions, vidéos virales, manifestations sur le terrain et pression sur les élus : la bâche de Dreux n'est pas tombée toute seule. C'est la démonstration que la mobilisation citoyenne est capable de faire reculer des institutions aussi rigides que l'ONF et de désarmer les lobbys les plus ancrés.
3. Un précédent pour la Belgique et l'Europe
Cette victoire dépasse les frontières françaises. Pour nous, en Belgique, elle rappelle que la gestion de la faune sauvage est un sujet de société global. Elle offre un argument juridique et moral puissant pour s'opposer à toute tentative d'artificialisation de la chasse ou de restriction de la liberté de circulation de la faune au profit des chasseurs.
Cette bâche était l'aveu de faiblesse d'une pratique qui ne peut plus s'exercer sans tricher avec la nature. Son retrait est le premier pas vers l'abolition d'une tradition d'un autre âge.
La vigilance reste de mise
Si la bâche est tombée, la chasse à courre, elle, persiste encore dans de nombreux massifs. Cette victoire doit servir de modèle : ne plus accepter les "excuses techniques" et continuer à documenter la réalité du terrain. Le recul de la chasse est amorcé, et c'est grâce à la voix de chaque citoyen que les barrières de la cruauté finiront par toutes céder.
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