Bon chasseur ou mauvais chasseur : comment faire la différence ?
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La question prête à sourire tant elle évoque une réplique culte. Pourtant, à la lumière des témoignages de promeneurs, de riverains et d’associations, elle mérite d’être posée autrement. Car derrière l’humour se cache un malaise grandissant autour de certaines pratiques de chasse et de ceux qui les incarnent.
En résumé :
- Une déconstruction du mythe : L'article analyse avec ironie et recul l'éternel débat populaire, rappelant que derrière l'humour se cache une réalité plus sombre sur la perception de la chasse aujourd'hui.
- Éthique vs Pratique : Une réflexion profonde sur la légitimité de la chasse dite « de loisir » face aux impératifs modernes de respect de la vie animale et de protection de la biodiversité.
- L'impact du regard citoyen : Le texte souligne comment l'évolution des mentalités transforme ce qui était autrefois une « tradition » en une pratique de plus en plus contestée par la société civile.
- Un plaidoyer pour le vivant : Au-delà de la distinction technique, l'article invite à s'interroger sur la finalité de l'acte de chasse et propose une vision de la nature où l'humain n'intervient plus par la violence.
Une boutade… qui révèle un malaise bien réel
Disons-le d’emblée : cet article ne prétend pas que tous les chasseurs se comportent de la même manière. Mais nier les dérives régulièrement signalées serait faire preuve d’aveuglement volontaire.
La boutade fonctionne parce qu’elle met en lumière une contradiction persistante : Une activité présentée comme encadrée, traditionnelle et responsable, mais vécue sur le terrain par de nombreux citoyens comme intrusive, intimidante, voire dangereuse.
Avant de poursuivre, prenons un moment pour regarder une satire bien connue : le sketch des Inconnus sur les chasseurs, qui illustre de façon humoristique certaines idées reçues. Loin de remplacer les faits, cet humour met en lumière des perceptions qui reviennent souvent dans les témoignages de citoyens.
Arrogance et sentiment d’impunité : un problème récurrent
L’un des reproches les plus fréquents concerne l’attitude de certains chasseurs vis-à-vis des autres usagers de la nature.
Chaque saison, les mêmes scènes se répètent : chemins communaux barrés de fait, panneaux dissuasifs parfois agressifs, remarques déplacées envers les promeneurs, cyclistes ou familles. Comme si l’espace naturel devenait temporairement une zone réservée, au mépris du droit d’accès du public.
Or, les bois et forêts sont avant tout les habitats des animaux, et des lieux de respiration essentiels pour les citoyens.
Comment reconnaître un chasseur sur le terrain ?
La question peut sembler provocatrice, mais pour de nombreux promeneurs, la réponse s’impose souvent d’elle-même. Certains chasseurs se distinguent moins par leur discrétion que par une attitude envahissante, voire dominatrice.
Sur les chemins forestiers ou ruraux, le tableau est familier : gros pick-up imposant, parfois stationné en travers d’un accès, donnant le ton. À pied, l’attitude n’est guère plus apaisée : voix qui se haussent pour imposer le passage, ton autoritaire, comme si la priorité allait de soi.
Plus inquiétant encore, des comportements misogynes sont régulièrement rapportés. Des femmes promeneuses évoquent des remarques condescendantes, une hostilité manifeste lorsqu’elles osent répondre calmement, droit dans les yeux. Comme si, pour certains, le simple fait qu’une femme n’accepte pas l’intimidation constituait une offense. Des faits encore vécus récemment, preuve que ces attitudes ne relèvent pas du folklore d’un autre temps.
Côté apparence, le contraste est tout aussi parlant : tenue camouflage censée renforcer une image virile, immédiatement contredite par l’inévitable gilet fluorescent orange, imposé pour des raisons de sécurité. Une esthétique paradoxale, entre fantasme de toute-puissance et rappel involontaire du danger réel que représente la chasse.
Sécurité : un sentiment d’insécurité bien réel
Même lorsque les accidents graves restent minoritaires, le sentiment d’insécurité est largement partagé. Tirs entendus à proximité des habitations, battues organisées près de sentiers fréquentés, manque d’information claire : autant d’éléments qui suffisent à dissuader les citoyens de fréquenter certains espaces naturels pendant plusieurs mois par an.
La question est simple : est-il acceptable que l’accès à la nature soit conditionné par une activité de loisir ?
Alcool et chasse : un sujet encore trop souvent évité
Des faits divers, des témoignages et des interventions policières ont déjà mis en lumière la consommation d’alcool avant ou pendant certaines chasses. Sans généraliser, la seule existence de ces situations devrait justifier des contrôles stricts et systématiques, ce qui est loin d’être toujours le cas. Là encore, le sentiment d’impunité alimente la défiance.

#BalanceTonChasseur : quand la parole citoyenne sort du bois
Ces dernières années, un phénomène nouveau a émergé : la multiplication de sites, pages et plateformes relayant le mot-clé #BalanceTonChasseur. Loin d’un simple effet de mode, cette tendance traduit un ras-le-bol profond face à des comportements longtemps tus ou minimisés.
À l’image d’autres mouvements de libération de la parole, #BalanceTonChasseur permet à des promeneurs, riverains et témoins de documenter des faits concrets : intimidations, mises en danger, propos déplacés, abus de pouvoir ou non-respect des règles. Photos, témoignages et récits circonstanciés viennent combler un vide laissé par l’absence de contrôles suffisants et par le sentiment que les plaintes officielles restent trop souvent sans suite.
Ce phénomène dérange, car il renverse le rapport de force. Ce ne sont plus seulement les lobbys qui occupent l’espace médiatique, mais des citoyens ordinaires qui refusent de se taire. Et si certains tentent de décrédibiliser ces plateformes en les qualifiant d’excessives, leur simple existence pose une question essentielle : pourquoi autant de personnes ressentent-elles le besoin de témoigner publiquement ?
Partagez vos témoignages sur les abus et incivilités liés à la chasse
Dans ce contexte, AnimalWeb Belgique s’interroge sur la possibilité d’ouvrir un appel à témoignages encadré et responsable. De plus en plus de citoyens ressentent le besoin de raconter ce qu’ils vivent sur le terrain : intimidations, mises en danger, propos déplacés ou abus d’autorité.
Donner la parole ne signifie pas accuser, mais documenter une réalité souvent ignorée. Les témoignages, seraient recueillis de manière anonyme et publiés dans un cadre strict, respectueux de la loi et des personnes.
Parce que le silence n’a jamais protégé ni les citoyens, ni la nature, AnimalWeb Belgique souhaite contribuer à une information transparente, factuelle et d’intérêt général.
Envoyez votre témoignage à info@animalweb.be
Quand la politique cède sous l’influence des lobbys de la chasse
C’est sans doute le point le plus dérangeant. En Belgique, les lobbys cynégétiques disposent d’une influence politique disproportionnée par rapport au nombre réel de pratiquants (un peu plus de 20.000). Résultat : décisions frileuses, réglementations rarement renforcées, tolérance persistante face à des pratiques contestées.
Sans viser de partis en particulier, force est de constater que certains responsables politiques préfèrent ménager ces réseaux bien organisés, plutôt que d’écouter une majorité de citoyens attachés à la sécurité, à la biodiversité et au respect du vivant.
La nature n’a pas besoin de chasseurs
À l’image de certains prêcheurs convaincus de détenir la vérité, certains chasseurs ont pris l’habitude de vouloir convaincre systématiquement les personnes qu’ils croisent de leur prétendue utilité écologique. Sur les chemins, lors de discussions non sollicitées, le discours revient comme un mantra : sans la chasse, la nature sombrerait dans le chaos.
Ce raisonnement, souvent présenté comme une évidence, repose pourtant sur un langage fallacieux et simplificateur. Il occulte volontairement des réalités largement documentées : artificialisation des milieux, fragmentation des habitats, importation d'animaux issus d'élevage pour la chasse, dérèglement climatique, disparition des prédateurs naturels… Autant de facteurs dont la chasse est parfois actrice, rarement solution.
Affirmer que les chasseurs seraient les gardiens indispensables de la biodiversité revient à ignorer le rôle fondamental des écosystèmes, des scientifiques, des gestionnaires de la nature et des citoyens respectueux du vivant. C’est aussi oublier que la nature s’est régulée pendant des millénaires sans fusil, et que de nombreux déséquilibres actuels sont le résultat d’interventions humaines répétées, y compris cynégétiques.
Cette rhétorique de l’indispensabilité, martelée avec assurance, vise moins à informer qu’à justifier une pratique contestée et à neutraliser toute critique. Or, une activité qui se prétend essentielle ne devrait pas avoir besoin d’imposer son discours à ceux qui souhaitent simplement se promener, observer ou se taire.

Quand le débat tourne court : insultes et menaces
Aborder la question avec certains chasseurs peut rapidement devenir délicat. Le débat s’arrête net dès que vous ne partagez pas leurs convictions ou que vous refusez de changer d’attitude à leur égard. Ce qui commence par un argumentaire sur la biodiversité peut vite dégénérer en insultes personnelles : « Bobo de gauche », « écolo de merde », « Bisounours », « imbécile »… parfois même des accusations complètement décalées, comme « islamiste ».
Dans certains cas, la parole franchit la frontière de la simple injure : menaces implicites ou directes (« t’as intérêt qu’on se croise pas ») viennent rappeler que la contestation ou le désaccord n’est pas toléré.
Ces réactions illustrent un phénomène plus large : la chasse, pour certains, ne se limite plus à un loisir, mais devient un marqueur identitaire imposé, auquel tout désaccord semble devoir répondre par l’intimidation plutôt que par le dialogue.
A voir sur le site SUD OUEST : J’ai été agressé chez moi par un homme armé
Une boutade qui pose une vraie question de société
Alors, quelle est la différence entre un bon chasseur et un mauvais ? Peut-être simplement le respect des autres, de la loi, des femmes, et du monde vivant.
La boutade amuse, mais la réalité qu’elle révèle est autrement plus sérieuse. Et tant que certaines pratiques seront minimisées, tant que les lobbys primeront sur l’intérêt général, la question continuera de déranger. À juste titre.
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- Castré/stérilisé Oui

WBR - Valentin — Chat perdu à Beauvechain — 29/12/2025
- Sexe Mâle
- Couleurs Noir et blanc
- Type de pelage Poils longs
- Castré/stérilisé Oui
- Puce électronique 967000009960207

WHT - Bouboule — Chat perdu à Jumet — 25/12/2025
- Sexe Mâle
- Couleurs Noir et beige
- Comportement Craintif
- Castré/stérilisé Non

WNA - Penny — Chien perdu à Sambreville — 24/12/2025
- Sexe Femelle
- Couleurs Noir blanc
- Type de pelage Poils longs
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Chat trouvé à Mons — 07/01/2026
- Sexe Femelle
- Type de pelage Court
- Puce électronique Oui non enregistré

Chat trouvé à Herstal — 14/11/2025
- Sexe Mâle
- Couleurs Blanc et roux
- Type de pelage Tacheté
- Comportement Sociable et gourmand
- Castré/stérilisé Non

Chat trouvé à Ixelles — 25/09/2025
- Sexe Mâle
- Couleurs Gris tigre
- Castré/stérilisé Oui
- Puce électronique Non

Chat trouvé à Ruisbroek — 04/10/2025
- Sexe Mâle
- Type de pelage Tigré
- Castré/stérilisé Non
- Puce électronique Non


