Permis de chasse en Wallonie : Guide complet et dérive sécuritaire
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Chaque année, des milliers de passionnés et de nouveaux candidats se demandent comment obtenir son permis de chasse en Wallonie. Si le parcours semble rigoureusement balisé par l'administration, une analyse approfondie des conditions de délivrance révèle des paradoxes législatifs frappants, notamment en ce qui concerne l'aptitude physique des tireurs.
En résumé :
- Un permis de chasse soumis à des démarches administratives précises : Examen officiel, assurance obligatoire et validation annuelle sont requis pour chasser légalement en Wallonie.
- Un renouvellement annuel sans réévaluation des capacités du chasseur : Le permis doit être payé chaque année, mais aucune nouvelle vérification des compétences n’est imposée.
- Aucun contrôle médical malgré l’usage d’armes létales : Contrairement à d’autres activités à risque, aucun examen visuel, cognitif ou médical n’est exigé.
- Des règles de sécurité jugées insuffisantes pour la population : Tir à proximité des habitations, chiens de chasse et contrôles limités soulèvent de réels risques.
Comment obtenir son permis de chasse en Wallonie : Le guide technique
Pour pratiquer la chasse en Région wallonne, il ne suffit pas de posséder une arme ; il faut détenir un permis de chasse valide pour la saison cynégétique en cours (qui s'étend du 1er juillet au 30 juin de l'année suivante).
Les étapes de l'obtention
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Réussir l'examen de chasse : C'est le préalable indispensable. L'examen est composé d'une épreuve théorique (législation, connaissance du gibier, sécurité) et d'une épreuve pratique (maniement de l'arme et tir).
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La demande administrative : Une fois le certificat de réussite en main, le candidat doit introduire sa demande auprès du centre de délivrance compétent de son domicile.
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Les documents requis : La liste officielle comprend une photo d'identité, un extrait de casier judiciaire (modèle 1) de moins de deux mois, et une attestation d'assurance responsabilité civile spécifique à la chasse.
La validité du titre
Contrairement au certificat de réussite à l'examen qui est acquis à vie, le permis de chasse en Wallonie doit être renouvelé chaque année via l'achat d'une vignette de validation. Pour la saison de chasse 2025 - 2026, le prix de cette vignette, qui peut être obtenue sur Internet, est de 223,10 €. Le document physique, quant à lui, est généralement renouvelé tous les 10 ans par l'administration.

L'absence d'examen médical : Un permis "aveugle" pour des armes létales
C'est ici que le bât blesse. Alors que le débat public s'intensifie sur la nécessité d'imposer un examen médical aux conducteurs seniors pour garantir la sécurité routière, le monde de la chasse semble bénéficier d'une immunité totale.
Le paradoxe du tireur
L'analyse des formulaires officiels de la Région wallonne est sans appel : aucune trace d'une demande de certificat médical. Un citoyen peut donc obtenir son permis de chasse à 20 ans et continuer à tirer à 80 ans sans que son acuité visuelle, ses réflexes ou sa santé mentale ne soient jamais réévalués par un médecin.
Dans l'absolu, un chasseur dont la vue aurait gravement décliné (frôlant la cécité) pourrait techniquement continuer à valider son permis chaque année tant qu'il paie sa taxe et que son casier judiciaire reste vierge. Cette absence de contrôle est une anomalie flagrante au regard de la dangerosité des armes utilisées qui ont une portée de plusieurs kilomètres.
Privilèges et manne financière : Pourquoi le gouvernement ferme-t-il les yeux ?
On est en droit de se demander pourquoi une telle complaisance existe entre les ministères du gouvernements wallons et les chasseurs. La réponse semble se trouver au croisement de l'influence politique et des recettes fiscales.
Une rentabilité administrative
Chaque permis délivré rapporte plus de 200 € directement dans les caisses de la Région, sans compter les taxes provinciales. Multiplié par les dizaines de milliers de chasseurs en Wallonie, l'enjeu financier est colossal. Exiger un examen médical régulier reviendrait à écarter une partie des cotisants, réduisant ainsi les revenus de l'État.
Le brossage "dans le sens du poil"
Le lobby de la chasse reste extrêmement puissant en Wallonie. Imposer des contraintes de santé est perçu comme une attaque contre une "tradition". Le gouvernement wallon semble donc privilégier la paix sociale avec les fédérations de chasseurs au détriment d'une mise à jour nécessaire des règles de sécurité publique.
L'influence des fédérations et des armuriers : Pourquoi le statu quo l'emporte sur la sécurité ?
Le maintien de ces privilèges, comme l'absence de certificat médical ou la tolérance des distances de tir réduites, n'est pas le fruit du hasard. C'est le résultat d'une pression constante exercée par un écosystème puissant auprès du Gouvernement wallon. Ce lobby ne se limite pas aux seuls pratiquants, mais s'étend à toute une filière économique.
Les raisons de ce blocage systémique sont multiples :
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L'influence des marchands d'armes et munitions : Le secteur de l'armurerie wallonne représente un poids économique non négligeable. Toute contrainte médicale stricte risquerait d'écarter une partie de la clientèle (notamment les tireurs plus âgés), impactant directement la vente de fusils, de carabines de haute précision et de munitions.
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Un poids électoral et politique ciblé : Les chasseurs forment une base électorale organisée et influente, particulièrement en zone rurale, capable de peser sur les décisions des élus locaux et régionaux.
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La délégation de service public : En confiant la régulation du grand gibier aux chasseurs, l'État s'épargne des coûts de gestion énormes. En contrepartie, il concède un laxisme réglementaire sur l'aptitude physique pour ne pas décourager les "gestionnaires" bénévoles.

Pratiques dangereuses et impunité sur le terrain
Le laxisme ne s'arrête pas à l'administration du permis. Sur le terrain, de nombreuses pratiques illégales ou dangereuses sont tolérées, mettant en péril les animaux et les citoyens.
La règle des 200 mètres : Une distance dérisoire
Actuellement, la loi autorise le tir en direction des habitations si le chasseur se trouve à une distance de 200 mètres. Or, la portée létale d'une balle de carabine moderne peut dépasser les 3 kilomètres. Cette règle est une aberration technique qui expose les riverains à des risques de balles perdues inacceptables.
Le scandale des chiens sans laisse
La loi est claire pour le citoyen : le chien doit être en laisse en forêt. Pourtant, les chiens de chasse bénéficient d'une tolérance quasi totale. Ces animaux, en proie à l'excitation de la traque, se retrouvent régulièrement sur le domaine public ou les routes. L'affaire "Ruben" (chien récupéré par un refuge) n'est que la partie émergée de l'iceberg. Le contrôle de la détention de ces meutes de chiens de chasse est quasi inexistant.
Sécurité sanitaire et viande de gibier : un angle mort inquiétant
La mise en vente de la viande de gibier en Wallonie bénéficie de dérogations qui tranchent avec la rigueur imposée à la filière bouchère classique. Le consommateur final dispose de peu de garanties sur le respect de la chaîne du froid ou sur l'état sanitaire réel d'un animal sauvage abattu en pleine nature.
Ce manque de transparence cache des risques sanitaires concrets, dont le plus préoccupant est la maladie d'Aujeszky. Cette pathologie virale, de plus en plus présente chez les sangliers en Belgique, est une menace sérieuse
L'urgence d'une réforme avant le drame
Le gouvernement wallon semble attendre un accident tragique, un mort ou un blessé grave parmi les promeneurs pour enfin agir. La mise en danger des citoyens est une évidence que l'on ne peut plus ignorer sous prétexte de rentabilité fiscale.
Le permis de chasse en Wallonie ne doit plus être un simple reçu fiscal, mais un véritable brevet d'aptitude, contrôlé et réévalué régulièrement. La sécurité de nos forêts et de nos villages en dépend.
Ils sont perdus

WNA - Papuch — Chat perdu à Yvoir — 16/01/2026
- Sexe Mâle
- Couleurs Tigré et roux
- Type de pelage Poils courts
- Comportement Gentil mais craintif
- Castré/stérilisé Oui
- Puce électronique 002207

BRU - Shiki — Chat perdu à Evere — 25/01/2026
- Sexe Femelle
- Couleurs Brun beige
- Type de pelage Tigre
- Comportement Peureuse
- Castré/stérilisé Oui

BRU - Tequila — Chat perdu à Jette — 25/01/2026
- Sexe Mâle
- Couleurs Noir et blanc
- Type de pelage Long
- Comportement Peureux, calme
- Castré/stérilisé Oui
- Puce électronique Non
- Tatouage Oui

WNA - Gaïa — Chat perdu à NAMUR — 24/01/2026
- Sexe Femelle
- Couleurs Grise et blanche
- Type de pelage Court
- Comportement Très gentille mais peureuse
- Castré/stérilisé Oui
- Puce électronique Non
Ils ont été trouvés

Chat trouvé à Mons — 07/01/2026
- Sexe Femelle
- Type de pelage Court
- Puce électronique Oui non enregistré

Chat trouvé à Herstal — 14/11/2025
- Sexe Mâle
- Couleurs Blanc et roux
- Type de pelage Tacheté
- Comportement Sociable et gourmand
- Castré/stérilisé Non

Chat trouvé à Ixelles — 25/09/2025
- Sexe Mâle
- Couleurs Gris tigre
- Castré/stérilisé Oui
- Puce électronique Non

Chat trouvé à Ruisbroek — 04/10/2025
- Sexe Mâle
- Type de pelage Tigré
- Castré/stérilisé Non
- Puce électronique Non

