
Une analyse sans concession sur la domination de 20 000 chasseurs sur 11 millions de Belges et l'hypocrisie de la "gestion" de la faune.
Article du 28 février 2026
Le chiffre est vertigineux : en Belgique, 11 825 551 citoyens sont tenus en respect par une infime minorité de 24 000 chasseurs. Comment notre démocratie peut-elle accepter qu’une poignée d’individus s’octroie un droit de vie et de mort, se prenne pour Dieu et confisque l’espace public ? Entre passivité collective et tolérance de la violence, il est temps de poser la question brutalement : aimons-nous finalement être soumis ?
11 millions de citoyens sous la botte de 20 000 fusils
L’aube se lève sur une lisière de forêt. Trois faons, encore tachetés, gambadent dans la rosée. Pour le promeneur, c’est un instant de grâce. Pour le lobby de la chasse, ce n'est qu'un stock à exterminer. Ce contraste illustre parfaitement le hold-up démocratique en cours dans nos campagnes.
Comment expliquer que moins de 0,2 % de la population dicte sa loi à tous les autres ? Chaque automne, près de 12 millions de Belges sont priés de raser les murs. Chemins publics interdits, battues imposées, promeneurs intimidés... Nous payons nos impôts pour entretenir des forêts dont nous sommes exclus au profit d'un loisir de niche. Si ce n'est pas du masochisme citoyen, cela y ressemble étrangement.
L'imposture de la "régulation" démentie par le terrain
Le chasseur se présente souvent comme le "premier écologiste de Belgique". Un discours de façade que la réalité contredit chaque jour. La chasse n'est plus une régulation, c'est une gestion industrielle de loisir qui repose sur des dérives inacceptables :
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L'égrainage et le nourrissage : On sature la forêt de nourriture pour maintenir artificiellement des populations de sangliers en surnombre, pour ensuite justifier le besoin de "réguler".
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L'élevage pour le tir : Des milliers d'animaux naissent en cage pour être lâchés devant les fusils. Un "ball-trap vivant" loin de toute éthique.
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Le repeuplement et l'importation : On importe du gibier de l'étranger pour gonfler artificiellement les tableaux de chasse.
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Le croisement génétique : On manipule les lignées pour obtenir des animaux avec plus de portées (cochongliers), transformant les animaux sauvages en bétail de luxe, prêt à succomber sous les balles et à être exposé comme des trophées sur les réseaux sociaux.
Accepter ce système, c'est faire preuve d'un certain sadisme par procuration. Nous laissons une minorité exercer cette violence gratuite sur des êtres sensibles, tout en finançant les conséquences écologiques de ces pratiques.
Briser ses chaînes pour sauver les animaux des bois
Pourtant, cette situation n'est pas une fatalité. Les Belges ont encore la possibilité de briser leurs chaînes et de sauver les animaux des bois et des forêts. La force du nombre est de notre côté.
Chaque signature, qu'elle soit numérique ou manuscrite, transforme votre soutien en un levier politique puissant pour exiger la protection de la vie sauvage. Ne restez plus spectateur de cette confiscation de la nature.
Comment agir maintenant ?
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Version numérique : Rapide et efficace, vous pouvez signer la pétition directement sur le site du Parlement Wallon : la pétition sur le site du Parlement Wallon.
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Version papier : Pour ceux qui souhaitent sensibiliser leur famille, leur entourage, la version papier est disponible. A envoyer à didier.wirickx@live.be
Contrairement aux structures classiques muselées par les subventions, AnimalWeb choisit la liberté de ton. Le terrain appartient aux citoyens, pas aux lobbies. En signant, vous refusez de courber l'échine devant 24 000 assasins et vous rendez sa dignité à notre faune sauvage.
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