DéFI : Le parti des villes qui oublie les animaux des champs

AnimalWeb vs DéFI : silence d'un parti urbain sur la faune.
AnimalWeb vs DéFI : silence d'un parti urbain sur la faune.

DéFI et le bien-être animal : un silence assourdissant qui révèle le désintérêt total d'un parti urbain pour la faune sauvage wallonne.

 

Article du 11 mars 2026

 

Le rapport du parti DéFI et la défense de tous les animaux, y compris ceux qui vivent dans les champs, les bois et forêts, est marqué par une absence totale de vision. Aucun intérêt pour ce parti urbain, car la faune sauvage n'est pas un sujet de société dans leur giron électoral et ne génère aucun résultat politique probant.

 

DéFI : Un parti de proximité urbaine avant tout

 

DéFI (Démocrate Fédéraliste Indépendant) se présente comme un parti de défense des droits des francophones, avec un ancrage historique fort à Bruxelles et dans sa périphérie flamande. S'il revendique une présence en Wallonie avec près d'une trentaine de mandataires répartis dans les cinq provinces, son ADN reste profondément citadin. Ancien allié du MR, DéFI s'en est éloigné pour affirmer une ligne plus radicale sur les questions communautaires, délaissant au passage les enjeux ruraux.

 

Dans cette optique, la nature est perçue par DéFI comme un espace de loisir lointain ou un décor de fond pour les résidences de périphérie, plutôt que comme un écosystème complexe peuplé d'êtres sensibles à protéger.

 

Engagement du parti envers le bien-être des animaux

 

Sur le papier, DéFI peut parfois se fendre de communiqués sur les animaux de compagnie, un sujet qui touche son électorat bruxellois et périurbain. On y parle de la gestion des chats errants ou du bien-être des chiens en appartement. Mais cet engagement s'arrête aux frontières de la ville.

 

Dès que l'on sort du cadre domestique, le programme de DéFI devient un désert intellectuel. Leur engagement est purement opportuniste : ils défendent l'animal quand il est un compagnon de l'électeur, mais l'ignorent quand il devient un individu sauvage luttant pour sa survie dans nos forêts wallonnes.

 

Pourquoi DéFI ne prend pas en compte le bien-être des animaux « sauvages »

 

Le silence de DéFI face à nos sollicitations par e-mail n'est pas un hasard, c'est un aveu. Un parti dont le centre de gravité est Bruxelles n'a que faire de la faune sauvage. Pour les instances de DéFI, la nature sauvage se résume souvent au renard qui vient fouiller les poubelles bruxelloises et trouble le sommeil des riverains.

 

N'ayant pratiquement pas de faune à gérer sur leur territoire de prédilection, ils considèrent que ce sujet ne concerne pas leurs électeurs. Cette vision étriquée et "centriste" (au sens géographique du terme) empêche toute prise en compte de la sentience animale dès qu'un individu franchit les limites de la zone urbaine.

 

Le lobby des chasseurs et le parti politique

 

Si DéFI ne semble pas aussi viscéralement lié au lobby de la chasse que le MR ou le PS, son silence sert les intérêts des fusils. En ne prenant aucune position claire contre les lâchers de gibier de tir ou contre la gestion barbare de la faune, DéFI laisse le champ libre aux lobbies ruraux.

 

Leur stratégie est simple : ne pas se prononcer pour ne pas se mettre à dos les quelques mandataires wallons ou bruxellois qui pourraient avoir des accointances avec les cercles de chasse locaux. C'est la politique du "qui ne dit mot consent". En ignorant les massacres, DéFI s'en rend complice par omission.

 

Sans un soutien massif de la population, les massacres continueront

 

DéFI ne s'intéressera à la faune sauvage que si elle devient un enjeu électoral urbain. Tant que les massacres se déroulent loin des regards des Bruxellois et des habitants de la périphérie, le parti continuera de briller par son absence de propositions.

 

Il est temps de rappeler à ces mandataires que les animaux des bois et forêts souffrent aussi, et que leur protection ne peut s'arrêter aux frontières de la capitale. Sans une pression populaire forte exigeant une vision globale du bien-être animal, DéFI restera ce parti sourd à la souffrance de ceux qui n'ont pas de maîtres.

 

La protection animale n'a pas de frontières urbaines

 

DéFI a prouvé par son silence que la vie d'un animal sauvage ne pèse rien face à ses priorités communautaires et urbaines. La souffrance ne s'arrête pas au ring de Bruxelles.

 

Exigeons que la faune sauvage soit protégée sur tout le territoire wallon et belge. Soutenez la pétition du Parlement Wallon pour un vrai Code du Bien-être Animal.

 

À propos : Cet article vous est proposé par AnimalWeb Belgique, le seul média francophone belge libre dédié à la défense des droits des animaux. Notre indépendance nous permet de dénoncer l'inaction politique sans concession, particulièrement face au désintérêt flagrant des partis urbains pour la faune sauvage.

 

Plus d'informations sur AnimalWeb Belgique :

Chasse et maltraitance

Chasses royales à Ciergnon

Est-ce qu'on peut qualifier les chasseurs de psychopathe ?

Thèmes :Actualités, Bien-être animal, Chasse, Défi, Wallonie, Belgique