
Cet article explore le sentiment de persécution affiché par les chasseurs face à la montée de l'activisme et déconstruit les arguments utilisés pour justifier leur pratique.
Article du 21 mars 2026
Alors que les insultes pleuvent, que les sabotages de miradors se multiplient, le monde cynégétique crie à l'agression. Pourtant, ce que les chasseurs appellent "persécution" n'est que le miroir d'une pratique brutale et archaïque que nos sociétés ne tolère plus. Voici pourquoi leur posture de victime est un mensonge éhonté.
Les raisons pour lesquelles la majorité de la population déteste les chasseurs
Entendre un homme armé se plaindre d'être "agressé" par un promeneur non armé ou un militant muni d'une scie est une ironie qui n'échappe à personne. En France comme en Belgique, les chasseurs adoptent de plus en plus la posture de Calimero. Mais derrière les plaintes pour vandalisme ou insulte se cache une liste de faits accablants qu'ils refusent d'affronter.
1. L'exécution d'êtres sans défense et le plaisir de la mort
La chasse moderne n'a plus rien d'un duel. Entre les optiques de haute précision, les caméras de surveillance et les munitions expansives, tuer des animaux sans défense est devenu une simple exécution technique. Ce qui révolte l'opinion, c'est ce plaisir manifeste à ôter la vie. Quand un chasseur pose fièrement devant un cadavre encore chaud, il ne célèbre pas la "régulation", il célèbre sa pulsion de domination et la satisfaction d'avoir tué.
2. Une menace mortelle pour tous les usagers de la nature
La forêt n'est plus un lieu de détente. Pour les promeneurs, les cueilleurs de champignons et les vététistes, chaque balade en saison de chasse est une loterie macabre. La portée de certains fusils de chasse s'étend sur plusieurs kilomètres. Une balle ne s'arrête pas aux limites d'une parcelle de chasse ; elle traverse les bois, les routes et peut frapper n'importe qui, n'importe où. Le risque n'est pas une "vue de l'esprit", c'est une réalité physique quotidienne.
3. Un désastre écologique : des tonnes de plomb dans nos sols
Les chasseurs se prétendent fièrement "les premiers écologistes". Pourtant, ils continuent de détruire la nature en déversant chaque année des tonnes de plomb. Ce métal lourd empoisonne durablement les sols, s'infiltre dans les nappes phréatiques et tue par saturnisme les oiseaux qui le confondent avec des graines. C'est une pollution massive et silencieuse, orchestrée par ceux qui prétendent protéger la forêt.
4. La privatisation illégitime du domaine public
Sous prétexte de leur loisir, les chasseurs s'octroient le droit de privatiser le domaine public. Des chemins communaux sont barrés, des sentiers ancestraux interdits. Le citoyen belge, qui finance l'entretien des forêts via ses impôts, se voit expulsé de son propre patrimoine pour laisser place à une minorité qui a payé pour le droit de tirer sur des animaux qui ne demandnet qu'à vivre en paix.
5. L'industrie du sang : importations et élevages
Le mensonge de la "nature sauvage" s'effondre quand on regarde les chiffres. La chasse n'est qu'une industrie : on importe des animaux en vue de les exécuter. On omet volontairement de parler des élevages de gibier, des enclos fermés où l'animal n'a aucune chance, et des croisements génétiques destinés à produire des trophées toujours plus impressionnants. La chasse n'est pas une gestion de la faune, c'est une production de cibles.
6. Abus de pouvoir et arrogance armée
Le sentiment d'impunité est palpable. Forts de leur réseau d'influence au sein des sphères politiques, les chasseurs multiplient les abus de position. Ils contournent les textes légaux, s'affranchissent des distances de sécurité et font preuve d'une arrogance insupportable, protégés par le fait d'être armés. Cette domination psychologique sur les autres usagers de la forêt est la base de leur sentiment de supériorité.
7. La violation de propriété : quand la mort n'a pas de frontières
Rien n'arrête la traque, pas même la loi. Il est fréquent de voir des chasseurs ou leurs chiens commettre une violation de propriété privée pour achever un animal qui s'y est réfugié. Pour eux, la clôture du citoyen s'efface devant le désir de conclure la mise à mort. C'est un mépris total du droit à la tranquillité d'autrui.
8. Le mensonge systématique de la "régulation"
C'est le bouclier suprême : la régulation. Ils prétendent protéger les usagers de la route contre les accidents ou sauver les familles de "bêtes féroces". C'est un mensonge régulier. En réalité, par l'agrainage (nourrissage intensif), ils favorisent la reproduction artificielle pour s'assurer d'avoir toujours de quoi tirer. Ils créent le problème de surpopulation pour ensuite se proposer comme la seule solution, tout en empochant les bénéfices.
9. Le scandale sanitaire du gibier : une viande à risque
Dernier point occulté par le monde cynégétique : la mise en vente de viande de gibier souvent impropre à la consommation. Entre les résidus de plomb hautement toxiques incrustés dans les chairs, la présence de virus non détectés et des conditions d'hygiène déplorables lors du dépeçage en pleine nature, le danger est réel. Les contrôles sanitaires sont quasi inexistants comparés à la filière bouchère classique. Consommer du gibier vendu par les chasseurs, c'est prendre le risque d'ingérer une viande traitée sans aucune rigueur sanitaire élémentaire.
La fin d'un déni maladif
Les chasseurs se plaignent d'être les cibles de la société ? C'est oublier que la société réagit enfin à des décennies d'abus, de mensonges et de violence gratuite. En se posant en victimes, ils refusent d'admettre que leur pratique est fondamentalement incompatible avec une vision moderne et respectueuse du vivant. La forêt appartient à tous, et le sang versé ne sera plus jamais accepté comme un "service rendu à la communauté".
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