Lasne : changement de bourgmestre et espoir pour le bien-être animal

Photo d'un village dans un cadre champêtre avec le panneau de signalis
Photo d'un village dans un cadre champêtre avec le panneau de signalis

À Lasne, le changement de bourgmestre relance l’espoir d’un véritable tournant politique concernant les lâchers de gibier d’élevage.

 

Article du 27 janvier 2026

 

À Lasne, le départ annoncé de la bourgmestre Laurence Rotthier et son remplacement par Virginie Hermans-Poncelet interviennent dans un contexte de forte contestation citoyenne. En ligne de mire : les lâchers de faisans et de canards colverts issus d’élevage, dénoncés depuis plusieurs années par les habitants et les associations de protection animale.

 

Un changement à la tête de la commune de Lasne

 

La commune de Lasne s’apprête à vivre un changement important à sa tête. Suite à sa nomination comme députée provinciale, Madame Laurence Rotthier quittera ses fonctions de bourgmestre. Elle sera remplacée par Madame Virginie Hermans-Poncelet, actuelle première échevine. La passation de pouvoirs est annoncée entre le 17 et le 26 mars 2026.

 

Ce changement institutionnel intervient dans un climat particulier, marqué par une mobilisation citoyenne massive autour des pratiques de chasse sur le territoire communal, et plus précisément autour des lâchers de faisans et de canards colverts issus d’élevage.

 

Entrée du village avec panneau de signalisation indiquant Lasne. Cadre champêtre avec plusieurs maisons à l'orée d'un bois. Nombreux faisans morts dans l'herbe et sur la route

 

Lâchers de gibier d’élevage : une pratique de plus en plus contestée

 

Depuis plusieurs années, des citoyens, riverains et associations dénoncent ces pratiques cynégétiques consistant à importer des animaux élevés artificiellement, relâchés dans la nature peu avant les chasses, puis abattus dans un laps de temps très court.

 

Ces animaux, habitués à l’humain et privés de comportements naturels de fuite, sont parfois tués à même le sol, sans réelle possibilité d’échapper aux tirs. Une réalité, qui soulève de sérieuses questions éthiques en matière de bien-être animal, mais aussi de respect de la faune et de l’environnement.

 

À Lasne, cette contestation s’est traduite par une pétition citoyenne ayant recueilli plus de 31 000 signatures, un chiffre révélateur d’un malaise profond et d’un rejet croissant de ces pratiques par une partie importante de la population attachée au bien-être de tous les animaux.

 

Aucun animal ne peut être élevé en cage pour être abattu dès son arrivée par des chasseurs privilégiés en manque de sensations fortes.

 

Stop aux lâchers de faisans et de canards destinés aux chasseurs du dimanche ! Signez et partagez notre pétition pour mettre fin à cette pratique cruelle : Lien vers la pétition

 

Silence politique et absence de dialogue

 

Malgré l’ampleur de la mobilisation, les démarches entreprises par les citoyens et les associations sont restées sans réponse. Les interpellations adressées à la bourgmestre sortante, Madame Laurence Rotthier, ainsi qu’à l’échevin communal Georges Focke en charge du bien-être animal, n’ont donné lieu à aucun échange, ni par courriel, ni par courrier recommandé.

 

Ce silence prolongé a été vécu comme une absence de considération envers les citoyens concernés et comme un refus d’ouvrir un débat démocratique sur des pratiques pourtant controversées et sensibles.

 

Une opportunité pour une nouvelle politique communale

 

L’arrivée prochaine de Madame Virginie Hermans-Poncelet à la tête de la commune ouvre une nouvelle séquence politique. Présentée comme proche du terrain et attentive aux réalités locales, elle hérite d’un dossier que la bourgmestre Laurence Rotthier et l'échevin du bien-être animal ont choisi de ne pas traiter publiquement.

 

Sans naïveté, mais avec responsabilité, il est légitime d’espérer que ce changement permette enfin :

 

  • un dialogue transparent avec les citoyens et les associations ;

  • une prise en compte effective du bien-être animal ;

  • et une remise en question de pratiques cynégétiques de plus en plus rejetées par la société.

 

Vers une commune sans animaux-cibles importés ?

 

Lasne a aujourd’hui l’occasion de faire un choix clair : celui de devenir une commune où aucun animal issu d’élevage ne serait plus importé pour servir de cible vivante, au nom d’un loisir pratiqué entre initiés. Un exemple pour toutes les communes belges où ce genre de pratiques barbares persistent.

 

Le bien-être animal ne peut rester un simple principe affiché. Il exige des actes concrets, du courage politique et le respect des citoyens qui interpellent leurs représentants.

 

AnimalWeb Belgique et l’ASBL Animals Protect resteront attentifs aux décisions prises après la passation de pouvoirs. Ce changement à la tête de la commune sera jugé non sur les intentions, mais sur la capacité réelle à rompre avec des pratiques d’un autre temps.

 

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Thèmes :Actualités, Bien-être animal, Faisans, Canards, Lasne, Wallonie, Belgique