
Une analyse sans filtre sur la défaillance des médias belges face aux dérives de la chasse de loisir et au lobbying cynégétique.
Article du 17 mars 2026
Ils se présentent comme les gardiens de la démocratie, capables de faire tomber des gouvernements ou de mobiliser les foules. Pourtant, face au massacre organisé de centaines de milliers d’oiseaux d’élevage déversés dans nos campagnes pour servir de cibles vivantes, les géants de la presse belge (RTBF, RTL, Sud Info, Le Soir, La DH, La Libre Belgique, La Province,...) brillent par leur mutisme. Entre futilités mondaines et copier-coller de communiqués officiels, AnimalWeb Belgique s'interroge : nos journalistes ont-ils troqué leur plume contre un gilet orange ?
De l’investigation au silence radio : le naufrage de l’information
Autrefois, la presse belge s’enorgueillissait de ses émissions d’investigation, capables de dénoncer les magouilles politiques et les abus de pouvoir. Aujourd'hui, le paysage médiatique semble avoir muté. Pour les grands groupes audiovisuels comme la RTBF ou RTL, ainsi que pour les titres phares comme La Libre ou La DH, certains sujets semblent être devenus "tabous".
Le cas des 230 000 faisans et canards colverts, élevés en cage puis relâchés pour être fusillés par une poignée de privilégiés, est l'exemple type de ce renoncement journalistique. Malgré les alertes répétées et documentées d'AnimalWeb, le silence des rédactions est assourdissant. Là où il y aurait matière à un scandale d'État sur la biodiversité et l'éthique, on ne trouve que le vide médiatique.
Entre "chiens écrasés" et télé-réalité : la stratégie de la distraction
Pour comprendre ce silence, il suffit d'observer les "Unes" de nos médias numériques et papiers. La hiérarchie de l'information a subi un glissement inquiétant vers le futile. On mobilise des équipes entières pour traiter :
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Le dernier rebondissement d'une émission de télé-réalité.
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La couleur rose d'une devanture de magasin qui divise un quartier.
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Les détails vestimentaires "rouge sang" de la princesse Elisabeth lors d'une sortie mondaine.
Pendant que la presse s'extasie sur des rubriques mondaines, le sang réel coule dans les propriétés privées de Wallonie. Pourquoi traiter les plaintes des riverains (plombs dans les gouttières et jardins, chemins privatisés,...) lors de ces chasses de "loisirs", sujet "micro" et sans risque, plutôt que de dénoncer le système global de la chasse industrielle ? La réponse est peut-être à chercher dans la structure même de ces médias.
Indépendance journalistique ou soumission aux réseaux d'influence ?
La question doit être posée : les médias belges sont-ils à la botte des chasseurs ? En Wallonie, le monde de la chasse n'est pas composé uniquement de ruraux, mais d'une caste de privilégiés : grands propriétaires terriens, capitaines d'industrie, décideurs politiques et membres de la royauté. Ce sont ces mêmes profils que l'on retrouve parfois dans les conseils d'administration ou parmi les gros annonceurs publicitaires des groupes de presse.
Lorsque AnimalWeb relance les journalistes sur ces dossiers de maltraitance organisée, l'accueil est au mieux froid, au pire agressif. Cette nervosité des rédactions trahit un malaise. S'agit-il d'une pro-chasse rédactionnelle assumée ou d'une indifférence par peur de froisser les "amis" haut placés ? Un média qui refuse d'enquêter sur un massacre de masse par peur de nuire à un lobby n'est plus un contre-pouvoir, c'est une caisse de résonance idéologique.
L’animal, grand absent de la déontologie médiatique
Depuis la crise du Covid-19, une certaine presse semble avoir adopté le "statu quo" comme ligne éditoriale. On pratique le journalisme de bureau, celui du copier-coller de rapports officiels sans aucune analyse critique. Les chiffres de l'extermination animale sont là, publics, mais ils ne rentrent pas dans l'agenda des rédactions qui préfèrent la "vitrine peinte en rose" à la réalité brutale des cages d'élevage et des massacres de masse.
Cette absence de transparence médiatique est une insulte à la mission d'information. En occultant la réalité de la chasse industrielle, les médias protègent le système. Ils privent les citoyens d'un débat nécessaire et condamnent les animaux à rester des statistiques invisibles.
Un réveil citoyen face à la faillite médiatique
Le constat est amer : on ne peut plus compter sur le "quatrième pouvoir" pour défendre ceux qui n'ont pas de voix. Si les médias préfèrent les paillettes mondaines à la justice animale, c'est à nous, citoyens et lecteurs, de briser ce cercle de silence.
La presse belge doit choisir son camp : celui de l'indépendance et de la vérité, ou celui de la carpette sur laquelle les lobbys de la chasse s'essuient les pieds après chaque battue. Tant que le massacre de 230 000 êtres vivants sera moins important qu'une tenue princière, AnimalWeb continuera de pointer du doigt cette complicité médiatique.
Brisez l'omerta : Devenez le média de cette cause
Nous avons exposé les faits et mis en lumière le silence complice des rédactions. Désormais, le rôle de contre-pouvoir vous appartient. Face à une presse wallonne qui semble avoir troqué l'investigation pour la complaisance, votre partage est le seul recours pour briser l'omerta. Ne laissez pas ce scandale étouffé par les rubriques mondaines : diffusez cette enquête, interpellez les journalistes sur leurs réseaux et portez haut la voix que les grands JT ignorent.
Ensemble, mettons fin à la censure de l'indifférence. Transformons votre indignation en une onde de choc médiatique capable de briser la loi du silence et d'imposer, enfin, la vérité sur le massacre de notre faune.
Rendez l'information virale : Signez la pétition officielle (Parlement Wallon)
Soyez le relais sur le terrain : Téléchargez la pétition papier pour agir par courrier
Les formulaires papier complétés sont à renvoyer à l’adresse : didier.wirickx@live.be
Notre engagement : L'indépendance pour seule boussole
Cet article sans concession est une initiative d'AnimalWeb Belgique. Là où les médias audiovisuels et la presse subsidiée se taisent par intérêt ou par lassitude, nous choisissons de parler. Depuis notre création, nous militons pour que la gestion de la faune en Wallonie sorte des zones d'ombre médiatiques. Nous croyons fermement que l'accès à une information libre est le premier pas vers une justice réelle et le rempart ultime contre la barbarie institutionnalisée.
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