Sologne : Quand l'immense forêt devient un parc d'attractions pour chasseurs fortunés

Etang et forêt en Sologne
Etang et forêt en Sologne

Cet article dénonce la transformation des vastes domaines forestiers de Sologne en piège mortel pour la faune.

 

Article du 04 février 2026

 

Derrière le prestige des grands domaines de Sologne se cache une réalité brutale. Loin de la gestion forestière traditionnelle, des territoires de plusieurs milliers d'hectares sont transformés en véritables usines de divertissement où le massacre à grande échelle devient un loisir de luxe pour les ultra riches.

 

Le mythe de la régulation face au rendement industriel

 

Pendant des décennies, la chasse s'est parée des vertus de la régulation. Pourtant, les chiffres récents en Sologne font froid dans le dos : dans certains domaines privés, on abat jusqu'à 250 animaux en une seule journée. À ce stade, le terme de "régulation" n'est plus qu'un écran de fumée. Nous sommes face à un rendement industriel qui ne répond à aucune nécessité écologique.

 

Pour maintenir un tel rythme de "prélèvement", la nature seule ne suffit plus. Pour alimenter ces safaris français, l'ombre de l'élevage intensif plane sur la forêt. On favorise la prolifération de sangliers, voire de "cochongliers", grâce à un agrainage (nourrissage) massif. Ces animaux ne sont plus des acteurs de la biodiversité, mais les produits d'une chaîne logistique destinés à finir sous les balles de clients en quête de sensations fortes. La forêt, bien que vaste et majestueuse, est détournée de sa fonction première pour devenir une immense réserve de tir.

 

Une logistique de parc d'attractions : Confort et mise à mort

 

Si l'article de RTL décrit d'immenses étendues forestières, le mode de fonctionnement de ces journées de chasse rappelle l'organisation millimétrée des grands parcs de loisirs. Tout semble orchestré pour maximiser l'expérience du "client" ou de l'invité de marque.

 

Dans cette vision d'un "Disneyland de la chasse", on peut raisonnablement imaginer que tout est mis en œuvre pour le confort du tireur :

 

  • L'accueil haut de gamme : Pavillons de chasse luxueux, traiteurs, et probablement flûtes de champagne pour célébrer le tableau.

  • Le service "clé en main" : Une logistique où l'effort de la traque disparaît au profit de la consommation de l'acte de tir.

  • La privatisation de l'espace : Des milliers d'hectares verrouillés qui ne servent plus de corridor biologique, mais de décor privé pour un loisir mondain.

 

AnimalWeb : Agir face à la confiscation de la forêt

 

Cette dérive vers une chasse "plaisir", comme c'est le cas pour les chasses royales en Belgique, est l'exemple type de ce que nous dénonçons chez AnimalWeb et Animals Protect. Alors que les instances officielles et les lobbyistes se perdent en justifications administratives, la réalité du terrain montre une confiscation de la nature par une élite financière.

 

Transformer une forêt en parc de loisirs sanglant est une insulte à l'éthique et à la liberté de parole que nous défendons. Le citoyen actif ne peut rester spectateur de cette industrialisation du vivant. Il ne s'agit pas ici de gestion forestière, mais bien d'un business lucratif qui utilise la souffrance animale comme fonds de commerce.

 

Face à ces structures démesurées, notre mission est de porter une voix claire, sans concession, pour que la forêt redevienne un espace de vie et non un stand de tir géant pour millionnaires en mal de sensations.

Thèmes :Actualités, Bien-être animal, Chasse, Sologne, France