Saisie à Liberchies : la propriétaire aurait tenté d’écraser des bénévoles.

Cheval
Cheval

Une saisie pour maltraitance animale a failli virer au drame lorsque la propriétaire a tenté de renverser des bénévoles, alors qu'une jument lutte pour sa survie.

 

Article du 03 mars 2026

 

Ce mardi 3 mars 2026, une opération de saisie pour maltraitance animale a failli prendre une tournure tragique à Liberchies (Pont-à-Celles). Tandis que la propriétaire aurait tenté de percuter des bénévoles avec son véhicule, l'attention se porte sur Mara, une jument de cinq ans dont le pronostic vital est plus que jamais engagé. Récit d'une intervention sous haute tension.

 

L’intervention de l'Unité du Bien-Être Animal (UBEA) visait à extraire plusieurs équidés d'un enfer de négligence. Si la plupart des animaux ont pu être mis en sécurité, l'émotion est vive autour du cas de Mara, une jument de cins ans symbole de la cruauté subie pendant des mois.

 

Mara, cinq ans : une lutte désespérée contre la mort

 

Saisie en urgence, Mara se trouve aujourd’hui dans un état de détresse physiologique absolue. Les équipes de secours ont découvert l’animal dans un état extrêmement préoccupant, présentant un amaigrissement squelettique. Transférée en clinique équine spécialisée, son bulletin de santé est alarmant.

 

Les examens vétérinaires révèlent une arythmie cardiaque marquée et une anémie profonde, signes d’un épuisement total de l'organisme. Mara souffre également d’une pneumonie sévère. Selon les spécialistes, une infestation parasitaire massive et prolongée serait à l’origine de ce délabrement physique. Ce mardi matin, la situation a empiré : épuisée, Mara s’est couchée et ne parvient plus à se relever, l'exposant à un risque mortel de myopathie de décubitus.

 

Un climat de violence inouïe devant les caméras

 

Alors que les bénévoles tentaient d'organiser les soins et le transfert des autres animaux, la propriétaire des lieux aurait fait preuve d'une violence extrême. Utilisant sa voiture comme une arme, elle aurait délibérément foncé vers le groupe de protection animale. Heureusement, grâce à la vigilance des personnes sur place, aucune victime n'est à déplorer, mais le drame a été évité de justesse.

 

La suspecte a été immédiatement interpellée par les forces de l'ordre et privée de liberté. Elle devra répondre de ses actes devant la justice, tant pour la maltraitance infligée à ses animaux que pour cette tentative d'agression physique sur des citoyens venus porter secours.

 

Un rappel douloureux après l'affaire de Vresse-sur-Semois

 

Ce nouveau dossier noir pour le bien-être animal en Belgique rappelle la saisie de 20 chiens de chasse à Vresse-sur-Semois survenue en juillet 2025 Dans les deux cas, on constate la même dérive : des propriétaires qui s'enferment dans un déni de maltraitance jusqu'à l'intervention musclée des autorités.

 

Quel avenir pour les rescapés ?

 

Si les autres chevaux ont été placés dans des centres de revalidation agréés et sont désormais hors de danger immédiat, tous les regards restent tournés vers la clinique où Mara livre son dernier combat. Le chemin vers la guérison, s'il est encore possible, sera extrêmement long et coûteux.

 

Cette affaire illustre une fois de plus la nécessité d'une surveillance accrue et de sanctions exemplaires pour éviter que des animaux ne finissent dans l'état de dénuement total où Mara a été retrouvée. AnimalWeb continuera de suivre l'évolution de son état de santé et les suites judiciaires de cette agression.

 

Plus d'informations sur AnimalWeb Belgique :

Chasse et maltraitance

Scandale : la viande provenant de la chasse est-elle sans danger ?

Est-ce qu'on peut qualifier les chasseurs de psychopathe ?

Thèmes :Actualités, Bien-être animal, Chevaux, Sauvetage, Wallonie